3 facteurs de robustesse inattendus révélés par le télétravail
Et s'il n'y avait pas de corrélation entre pérennité et mètres carrés ?
T’es pressé comme un citron ? 🍋
Voici un résumé de l’article :
1) La recherche sur le télétravail nous apprend 3 conditions du lien social en entreprise (télétravail ou pas).
[Spoiler alert] La coprésence (le “présentiel”) n’en fait pas partie.
2) Or le lien social est une condition de la robustesse.
”Si tu négliges de te préparer, prépare-toi à être négligé”.
➜ Si tu négliges le lien social, prépare-toi à ce que ton entreprise se prenne le mur de l’imprévisible.
3) Donc pour développer la robustesse de ton entreprise,
intègre les 3 conditions du lien social dans ta stratégie.
(Parce que la robustesse est déjà un enjeu stratégique explicite de ton entreprise, bien sûr. 😇)
“Il faut laisser le fruit mûrir avant de le cueillir.” Fruxio
Traduction : ça vaut le coup de prendre quelques minutes sur cet article.👇
Près de 5 ans après son explosion forcée, le télétravail est remis au pas voire excommunié d’entreprises comme Amazon, Meta (Facebook), Tesla (dans des conditions acrobatiques), les Français Ubisoft et Publicis (mais moins que prévu), le Britannique Nothing ou… Zoom ! En France, 82% des salariés ont reçu des directives ou des encouragements à revenir au présentiel.
Les dirigeants qui prennent la parole sur ce sujet restent discrets sur les véritables raisons qui les poussent à restreindre le télétravail. On évoque la “créativité” mais sans démonstration.
D'autres entreprises confirment et assument le télétravail : Google, Microsoft, et le Français LDLC entre autres. Ce dernier étant d’ailleurs passé à la semaine de 4 jours, comme le raconte sur LinkedIn Laurent de la Clergerie (LDLC : vous l’avez ?).
Il y a même des entreprises dont l’activité est dédiée à accompagner le départ en télétravail à l’étranger de vos collaborateurs.
En fait, le lien entre télétravail et productivité est encore largement débattu. Et forcer les salariés à revenir au bureau comporte un risque : les faire fuir (or ce sont rarement les moins bons qui partent en premier). Pour certaines entreprises, ce serait même une conséquence recherchée.
Quelle est la part d’idéologie et la part de réalité dans tout ça ?
Et surtout : quelles leçons pour n’importe quelle entreprise ?
Mettons les choses au clair ☝️
Ce qui est sûr, c’est que ça peut fonctionner. Et même sans avoir de bureaux du tout.
Exemples d’entreprises qui sont en télétravail par défaut :
Alan, mutuelle française chez qui “chaque Alaner est libre de vivre et de travailler où il le souhaite”.
Troops, entreprise française, a résilié son bail pour passer en “full remote” (100% télétravail = pas de bureaux).
Zapier, pionnier de l’automatisation inter-apps que Fruxio utilise depuis 2012 : s’est développé en 100% télétravail depuis la création. Compte aujourd’hui plus de 800 personnes dans 40 pays.
Il existe même des plateformes d’emploi dédiées aux postes full remote.
We Work Remotely, fondé en 2013, affirme fièrement avoir “la meilleure et la plus grande communauté à distance au monde”.
Remotive liste actuellement les offres d’emploi de 23.000 entreprises partout dans le monde (dont BlaBlaCar). Pour la petite histoire, Remotive a été fondé par le Français Rodolphe Dutel, une perle qu’on a eu la chance de côtoyer chez Fruxio dès 2011, avant la création de Remotive sous forme de newsletter en 2014. Il venait alors de rejoindre Buffer, une entreprise full-remote de 80 salariés dans 53 villes et 20 pays.
Et chez Fruxio, on n’a pas de bureaux mais OUI, on adore se voir “en vrai”.
Pourtant, la plupart du temps, un nouveau Fruxieux commence à travailler sans avoir rencontré personne géographiquement.
Or on me dit ou m’écrit ce genre de phrase :
“Je suis tellement reconnaissante d’être chez Fruxio, cette liberté de travailler, de créer, de proposer avec des collègues inspirants, c’est un bonheur.”
“Hyper excitée par ce que je suis en train de faire en ce moment”
“Travailler chez Fruxio, c’est comme faire un MBA.” (j’ai pas fait de grandes études mais ça ressemble à un compliment)
Bien sûr, il ne suffit pas de permettre ou pousser tout d’un coup le travail à distance.
Si on garde les mêmes façons de faire, il se passe la même chose qu’en 2020 :
des managers qui ne parlent plus à certains collabs pendant 8 mois 😱 (véridique)
des visios à n’en plus finir 🥵
des mails dans tous les sens 🤯.
Ça te rappelle des souvenirs ? Mais près de 5 ans plus tard, on ne voit plus rien de tout ça dans ton entreprise, évidemment. 🤡
Le sujet, c’est surtout d’adopter une stratégie async-first = orientée asynchrone = orientée vers moins de réunions et d’interruptions. Il y a plein de sources d’inspi à ce sujet, par exemple les guides de Basecamp et Zapier ou ce super article de Twist (outil du même éditeur que Todoist).
Bref : qu’est-ce que ça nous apprend ? 🥱
“Il est de plus en plus difficile de recruter et ça va pas s’améliorer”. Donc être une entreprise où on a envie de travailler est stratégique. Comprendre : ça coûte très cher en cas d’erreur. Et ça rapporte beaucoup en cas de succès.
Donc la qualité du lien social est un actif stratégique. Qui pourrait même devenir une barrière à l’entrée ?
Du coup, il faut absolument faire venir les gens au bureau, non ? 🥸
C’est là que ça devient intéressant. 🤓
En 2020-21, les chercheuses Suzy Canivenc et Marie-Laure Cahier se sont penchées sur la question. Leur travail s’appuie sur environ 200 auditions, sondages, rapports et articles.
Les 3 conditions du lien social ⭐️⭐️⭐️
Parmi leurs conclusions :
Proximité physique ne fait pas proximité psychologique. (bon, il suffit d’avoir des voisins pour le savoir 😅)
Ce n’est pas tant la distance physique qui importe que la distance psychologique.Le lien social vient d'une culture commune qui est basée sur 3 choses :
⭐️ Des objectifs communs
⭐️ Des habitudes de travail similaires
⭐️ Des échanges de qualité réguliers.
Donc quel que soit le mode de travail (présence, distance, hybride), l’entreprise peut déployer une stratégie de réussite basée sur ces 3 conditions.
Un référentiel simple et efficace comme on les aime.
Et alors ? Quel rapport entre lien social et robustesse ?
Si vous n’avez pas encore écouté ou lu le biologiste Olivier Hamant, ça vaut son pesant de cacahuètes. 🥜
On est sympa, on vous a fait une sélection : cette conférence et cet interview + ses livres Antidote au culte de la performance (60 pages) et La 3e voie du vivant (280 pages).
Quand il parle de robustesse du vivant, il appuie notamment sur 2 constats de ce que nous appelons “la nature” :
La coopération prend le dessus sur la compétition dès que les conditions se durcissent. Où on retrouve notre fameux lien social.
Pour durer, il faut mettre “du jeu dans les rouages” : soigner un certain nombre d’éléments sous-performants ou non-performants a priori, comme la fameuse pause café ou les échanges ritualisés et guidés mais sans objectif de résultat immédiat. (coucou le lien social) Car l’entreprise parfaitement optimisée est celle qui souffre le plus des fluctuations, lesquelles croissent désormais en fréquence et en intensité (exemple : évolution des phénomènes météo extrêmes).
Pour construire de la robustesse dans un imprévu croissant, il faut lâcher prise sur l’anticipation et investir sur le lien social. Facile à dire, on est d’accord.
Conclusion ?
“On se retrouve avec 3 nouveaux points d’attention. Et vous dites que vous êtes là pour simplifier les entreprises ?! 😡”
Relax, Gérard : relis-les bien. Ça coïncide pas avec tes préoccupations de dirigeant ?
⭐️ Des objectifs communs : “j’ai besoin que tout le monde rame dans le même sens.”
⭐️ Des habitudes de travail similaires : “c’est le bazar, on utilise plein d’outils différents pour communiquer.”
⭐️ Des échanges de qualité réguliers : “j’ai encore un super gars qui part, je comprends pas pourquoi il en a pas parlé plus tôt.”
Les 3 conditions du lien social braquent le projecteur sur d’innombrables sources de simplification et de robustesse.
Le graal pour une entreprise qui cherche la robustesse ? Ce serait d’arriver à :
simplifier, réduire les étapes et la charge, donc augmenter la productivité (“habitudes de travail similaires”)
sans augmenter les objectifs à proportion (“objectifs communs”)
donc en laissant plus de place au jeu dans les rouages. (plus “d’échanges de qualité réguliers”)
"Quand le sage montre la Lune, l'idiot regarde le doigt."
Le télétravail est comme le digital : un amplificateur. Il révèle.
C'est un doigt qui montre des forces et des limites des entreprises.
Ça complète nos boussoles.
“Y a plus qu’à”.
Pas simple. 😅
Mais passionnant. 🚀
Voilà, c’est tout pour cette 2e édition. On espère que c’est utile pour toi. 🚀
C’était super mais je préfère que Fruxio vienne simplifier mon entreprise : je prends rendez-vous. 🚀
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Ce sera douloureux mais on fera avec.
Et ça nous donnera un coup de pouce. 👨🌾





